Champagne : Tout ce qu’il faut savoir

Emblème de toutes les réjouissances et dîners d’affaires, le champagne est devenu une véritable boisson de prestige.

Associé à une région située dans le nord-est de la France, ce vin effervescent est très apprécié pour son authenticité, son goût irrésistible et ses bienfaits sur la santé.

D’après les études menées par les scientifiques, il contient des antioxydants qui contribuent à la réduction des risques d’accidents vasculaires cérébraux et des maladies cardiaques s’il est consommé avec modération.

Le champagne est protégé par une Appellation d’Origine Contrôlée (AOC). Cette réglementation a pu être élaborée après plusieurs siècles et sa protection est assurée par le Comité Interprofessionnel du Vin de Champagne (CIVC).

Les cépages, les rendements et tout ce qui est lié à la production du champagne sont les points spécifiques de cette appellation. À travers cet article, découvrez tout sur ce breuvage qui est considéré comme le roi des vins.

Le champagne : définition, histoire et découverte

Le champagne constitue une boisson de légende qui a une histoire associée au vignoble champenois.

Qu’est-ce que c’est ? Quelle est son histoire ? Que savoir sur le vignoble champenois ?

Vous aurez toutes les réponses ici.

Le champagne : qu’est-ce que c’est ?

Encore appelée vin de champagne, cette boisson présente un aspect clair et effervescent. Il provient principalement de la France. En effet, l’appellation « champagne » que porte cette boisson est tirée du nom de la région « la Champagne », située dans le nord-est de la France. Cette zone est en fait une région viticole qui s’étend sur cinq départements.

Ce sont entre autres les cépages, la délimitation géographique, les rendements et les techniques de fabrication du champagne qui justifient cette appellation donnée à cette boisson. Elle est essentiellement élaborée à partir des cépages Pinot noir, Meunier et Chardonnay. Dans cette région viticole, on retrouve les vins blancs mousseux et d’autres variétés de boissons, dont les cuvées, les flaconnages et les millésimes. Nous apporterons plus de détails un peu plus bas.

Le champagne à travers les âges

Tout a commencé dans la période antique avec la culture de la vigne en champagne. C’est au moyen-âge que la région viticole a commencé la production des vins tranquilles qui sont non effervescents. Outre les vins tranquilles, elle s’est aussi spécialisée dans la production de vins clairs ou « vins nature ». Au XVIe siècle, le vin clair a été commercialisé hors de sa région d’origine grâce au roi Henri IV.

Ensuite, grâce aux talents du moine Dom Pérignon, le vin nature a été amélioré. Ce moine a joué sur les réactions chimiques qui ont lieu au cours de la deuxième fermentation du vin nature afin d’obtenir un vin mousseux. Cette appellation a rapidement eu du succès après la commercialisation du premier vin mousseux en 1850. Une forte progression en volume de production et en valeur s’en est suivie.

La région est passée de 8 millions de bouteilles commercialisées en 1850 à 28 millions en 1900, puis à 100 millions en 1970. La production du champagne est allée grandissante au fil des années et a atteint 312 millions en 2015. Aujourd’hui encore, sa notoriété ne cesse de croitre à travers le monde.

Zoom sur le vignoble champenois

Le vignoble de Champagne en France, encore appelé vignoble champenois, est le lieu par excellence de la production de champagnes exquis. Bien qu’ayant été inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO en 2015, cela n’a pas empêché l’évolution positive de cette structure. Ce vignoble bénéficie d’une variété de paysage donnant droit à des cépages exceptionnels. Utilisant le procédé de fabrication traditionnel, les champagnes obtenus sont de plusieurs types avec des particularités sublimes.

La région « Champagne » située à 150 kilomètres de Paris s’étend sur les départements de Seine-et-Marne, l’Aisne, l’Aube, la Marne et la Haute-Marne. Le Vignoble champenois regroupe au total 635 communes, dont la grande partie est concentrée dans le département de la Marne (70 %). On retrouve 20 % des communes dans l’Aube et 10 % dans l’Aisne et la Seine-et-Marne.

Dans ce vignoble, les vignes sont produites sur 4 principales aires de production à savoir : la Côte de l’île de France, la vallée de la Marne, la côte de Champagne et la côte des Bars. Dans les départements de l’Aisne et de la Marne, elles sont cultivées entre 120 et 180 mètres d’altitude. Dans l’Aube, elles atteignent une altitude comprise entre 170 et 300 mètres.

Le climat dans cette région viticole est de type tempéré, océanique et est associé à des influences continentales. La température annuelle est en moyenne de 10,4 C. Les périodes d’automne et d’été sont tempérées et bien ensoleillées. C’est cette situation climatique unique qui confère aux moûts et aux raisins locaux l’acidité naturelle nécessaire pour l’obtention de grands vins mousseux.

Les zones viticoles de production du champagne

Dans cette région nord-est, les raisins sont produits dans 4 principales zones viticoles, qui regroupent au total 17 terroirs de champagne.

La montagne de Reims

Dans la région de la montagne de Reims située dans le département de la Marne, les coteaux sont installés sur des terrains dont la craie est très bien enfouie. C’est le pinot noir qui constitue le cépage le plus utilisé pour l’élaboration des crus. Dans la majorité des caves de cette zone viticole, on retrouve essentiellement les champagnes réputés pour leur charpente, leur puissance et leur noblesse.

La vallée de la Marne

Dans la région de la Vallée regroupant les départements de l’Aisne, de Marne et de Seine-et-Marne, les coteaux sont cultivés sur des sols argilocalcaires ayant un aspect marneux. C’est le meunier qui constitue le cépage dominant de cette zone. Malgré leur grande diversité, les champagnes de cette région possèdent un bouquet séduisant, une grande souplesse et un goût fruité.

La côte des Blancs

Située dans le département de Marne, la côte des Blancs est connue pour ses champagnes de qualité. Très prisés, les champagnes de cette zone portent un empreint de vivacité avec des arômes légers et délicats. Ces crus constituent un véritable symbole d’élégance et de finesse. Dans cette région, c’est le chardonnay qui est le cépage le plus dominant.

Le vignoble de l’Aube

Situé sur la côte des Bar, le vignoble de l’Aube présente des sous-sols à tendance marneuse. Bien que ce soit le pinot noir qui est utilisé pour l’élaboration des champagnes de cette région, ils obtiennent des vins de caractère, avec des arômes complexes et une belle rondeur.

Le classement des terroirs champenois

Les terroirs du vignoble de champenois sont classés essentiellement en trois différentes catégories à savoir : grand cru, premier cru et autres crus.

Grand cru

La classification « grand cru » est l’appellation AOC la plus prestigieuse. Elle est réservée uniquement aux vins qui proviennent des communes viticoles classées à 100 %, sur l’échelle qui reflète la qualité des raisins produits dans ladite commune. Seulement 17 communes viticoles sur les 319 bénéficient de l’appellation « grand cru », ceci à cause de la distinction qui leur a été décernée.

En effet, les caractéristiques des sols et leur exposition sont propices à la culture des raisins. Et en parallèle, le prix des raisins provenant des communes classées « Grand cru » est plus élevé. Autrement dit, l’acheteur paye 100 % du prix de référence aux propriétaires des raisins.

Premier cru

L’appellation « premier cru » a été accordée à 44 communes viticoles sur les 319. Ainsi, pour qu’une cuvée porte la mention « premier cru », elle doit être obtenue à partir des raisins provenant de l’un de ces 44 villages. Par ailleurs, un vin de champagne peut aussi porter la mention « premier cru » s’il provient des sols d’une commune déclassée en premier cru, c’est-à-dire qui était autrefois classée « Grand cru ». Pour acheter les raisins provenant d’un village classé en premier cru, vous devez payer entre 90 à 99 % du prix de référence au propriétaire.

Outre ces deux catégories, vous avez également les terroirs non classés qui portent l’appellation « autres crus » ou encore « crus périphériques ». Pour ces derniers, vous devrez payer entre 80 et 89 % du prix de référence pour convaincre leurs propriétaires.

Les différents styles de champagne

Le champagne est disponible en plusieurs types. C’est généralement signalé sur l’étiquette, mais il serait bien d’en connaitre aussi l’origine. Ainsi, nous avons :

Le champagne blanc de blancs

Il s’agit d’un champagne réalisé exclusivement avec des raisins blancs. Le principal cépage utilisé est le chardonnay qui pousse essentiellement sur la côte des Blancs au sein du vignoble champenois. Il existe aussi le champagne blanc de noirs qui fait allusion au champagne élaboré à partir de raisins noirs.

Le champagne brut

Ce type de champagne est obtenu à l’issue de la mise en commun de plusieurs millésimes. Ces derniers sont choisis parmi les plus vieux et les plus récents pour obtenir une texture homogène. Généralement, la base est constituée des plus jeunes rehaussés ensuite par les plus vieux issus directement de la cave. Lors de l’élaboration de ce champagne, il lui faut un minimum d’un an et 3 mois d’élevage avant de le mettre en vente.

Le champagne extra brut

Après la prise de bulle par un champagne à la cave, on passe au dégorgement. Cela consiste à enlever le dépôt de fermentation encore présent dans la bouteille. À la fin de l’opération, un mélange de vin et de sucre, appelé liqueur d’expédition ou liqueur de dosage, est ajouté au champagne. Toutefois, le sucre est en faible quantité et on en retrouve toujours moins de 6 g/litre.

Cet ajout peut être effectué par le chef de cave ou par le vigneron. En fonction de la quantité de liqueur de dosage ajoutée au champagne, ce dernier prend des noms différents. Ainsi, vous avez le champagne extra-dry pour une quantité de sucre 12 à 17 g/litre, le demi-sec pour 32 à 50 g/litre et le doux pour une quantité supérieure à 50 g/litre de sucre.

Même pour le champagne brut, la quantité est inférieure à 12 g/litre. Lorsque le champagne n’a reçu aucune liqueur ou que la teneur en sucre est plus petite que 3 g/litre, alors la bouteille porte la mention « dosage zéro », « brut nature » ou encore « pas dosé ».

Le champagne millésimé

On peut dire que ce champagne constitue un sacre au niveau du vignoble. Il s’agit de la sélection spéciale de certains vins issus de la même année pour obtenir un champagne unique. La tradition voudrait que les champagnes soient réalisés avec l’assemblage de plusieurs vins issus de différentes régions. Le champagne millésimé n’apparaît généralement que cinq à six fois durant 10 ans.

Le champagne rosé

Ce champagne provient du mélange de vin rouge et de vin blanc. Le vin rouge provient généralement de Coteaux champenois dans une proportion de 10 à 15 %. Pour ce qui est du vin blanc, il est ajouté avant la champagnisation. À défaut de procéder ainsi, le champagne rosé peut aussi être obtenu par la champagnisation d’un vin pour finalement aboutir à une teinte plus soutenue. Ce vin peut soit provenir d’un pressurage plus appuyé des raisons rouges ou alors par une vinification courte avec les peaux noires du raisin.

 

Comment le champagne est-il élaboré ?

Tout comme le vin, le champagne est obtenu grâce à l’utilisation de cépages. Le vignoble champenois comporte une large zone géographique sur laquelle sont répartis les différents cépages. En plus de cela, la méthode de production est bien spécifique pour obtenir le meilleur cru possible.

Les cépages utilisés

Pour produire du champagne, les cépages qui sont généralement utilisés sont : le pinot noir, le pinot meunier et le chardonnay.

  • Le pinot noir

On rencontre principalement ce cépage dans la Montagne de Reims. C’est aussi le cépage le plus cultivé. En plus de la Montagne, on le retrouve également dans l’Aube et sur la vallée de la Marne. Le pinot noir confère au champagne du corsé et du caractère. Et c’est pour obtenir un jus coloré et peu acide que ce cépage est délicat à presser. Les champagnes issus de ce cépage sont généralement appelés le blanc de noirs.

  • Le pinot meunier

Ce cépage est très dominant dans la région de l’Aisne plus précisément au niveau des coteaux dans la vallée de la Marne. Les champagnes produits avec ce cépage sont légers et très souples avec une petite touche d’acide ainsi qu’un goût fruité.

  • Le chardonnay

C’est le cépage par excellence pour les champagnes blancs. Le chardonnay est essentiellement concentré dans la région de la Côte des Blancs. C’est un cépage fin et éclatant. Il apporte des arômes délicats, de la fraicheur ainsi que du nerf au champagne. Lorsqu’il est utilisé exclusivement pour produire du champagne, ce dernier prend la dénomination de blanc de blancs. Ce cépage est aussi retrouvé sur la Montagne de Reims.

Vinification du champagne : la méthode traditionnelle

Encore appelée « méthode champenoise », la méthode traditionnelle est subdivisée en plusieurs étapes, dont les 4 premières sont identiques à celui de la fabrication du vin blanc. C’est par la suite que les arômes et l’effervescence font leur apparition.

  • Le pressurage des raisins

Cette étape consiste à presser les raisins directement après la récolte en grappe. Ils sont ensuite égouttés pour éviter l’oxydation et la macération pelliculaire. Le jus de raisin récupéré est appelé « le moût » et pour l’obtenir, il faut presser correctement et entièrement les grappes. Pour réussir cet exploit, des pressoirs sont utilisés dont certains sont verticaux et d’autres horizontaux. Ces derniers sont les plus utilisés et sont munis d’une membrane gonflée à l’air comprimé.

Le moût obtenu s’écoule petit à petit en dessous du pressoir à l’aide d’ouvertures. Au début du pressurage le moût est meilleur et devient moins bon au fur et à mesure que l’opération évolue. C’est pour cette raison qu’il est recueilli en plusieurs cuvées au cours de l’extraction.

  • Le sulfitage et le débourbage du moût

Le sulfitage du moût consiste à lui ajouter du dioxyde de soufre (SO2). Il s’agit d’une mesure nécessaire pour prévenir l’oxydation ainsi que la prolifération des flores d’altération. Le sulfitage peut s’effectuer après l’extraction ou bien plus tard. Concernant le débourbage, il consiste à faire changer de récipient au moût. Toutefois, l’opération n’est pas un simple changement.

En effet, le moût contient des bourbes qui ne sont rien d’autre que des pellicules et des morceaux de rafles (la rafle est la portion non comestible d’une grappe de raisin). Tous ces éléments troublent le moût et le débourbage consiste à les enlever. Pour cela, le moût est laissé au repos pendant quelques heures, les bourbes vont donc se déposer au fond et le surnageant qui est clair est renversé dans un nouveau récipient.   

  • La première fermentation

Encore appelée fermentation alcoolique, cette première fermentation consiste à introduire dans le moût les levures Saccharomyces cerevisiae. Elles ont pour rôle de transformer en alcool les sucres contenus dans le moût. Ces levures aident également à développer les arômes.

Il y a aussi la fermentation malolactique à effectuer après celle alcoolique, mais elle est facultative. Pour cette fermentation, ce sont les bactéries Oenococcus oeni qui sont introduites dans le moût. Il s’agit de bactéries lactiques qui ont pour rôle de transformer l’acide malique en acide lactique, ce qui aura pour effet de diminuer l’acidité du vin.

  • L’assemblage

Cette étape consiste à la mise en commun des vins obtenus de plusieurs cuvées. L’assemblage peut être soit horizontal ou vertical. Dans le premier cas, il s’agit d’assembler des vins issus de crus, cépages et terroirs différents, mais élaborés au cours de la même année.

Pour ce qui est de l’assemblage vertical, c’est l’association de vins provenant du même endroit, mais avec des millésimes différents. Les deux méthodes peuvent être utilisées de façon complémentaire ou alors une seule est utilisée. Si les deux sont utilisées, le vin obtenu est plus brillant et limpide, car il est au préalable clarifié et filtré.

  • La deuxième fermentation

Cette étape est celle au cours de laquelle, on ajoute au vin la liqueur de tirage. Cette liqueur est constituée de levures et de sucre. Elle est ajoutée au vin après la mise en bouteille de ce dernier, puis la bouteille sera encapsulée. C’est cette deuxième fermentation qui procure au vin sa mousse.

  • La prise de mousse et le remuage

À la suite de l’étape précédente, les bouteilles sont mises au frais à 10°C environ. La durée minimale de cette hibernation varie de 9 mois à un an, mais pour les millésimés c’est au minimum 3 ans. À ce niveau, on assiste à la production de gaz carbonique et d’alcool par les levures due à la présence de sucres. Cette opération prend du temps, car les levures effectuent lentement cette transformation. C’est la prise de mousse qui crée l’effervescence.

Dès lors que la totalité du sucre a été transformée, les levures meurent et se déposent. Elles forment ainsi un dépôt solide sur les parois. Avec le remuage, les dépôts sont envoyés au niveau du goulot de la bouteille. Pour y arriver, les bouteilles sont remuées dans un sens ou dans l’autre, manuellement ou avec des gyro-palettes, de façon journalière durant trois mois ou deux semaines.

Les bouteilles sont retournées sur des pupitres et leurs inclinaisons augmentent progressivement. Notons que le remuage est une opération assez délicate, car chaque rotation doit rester entre ¼ et 1/16 de tour. Il faut réussir à faire glisser le dépôt vers le goulot sans remettre en suspension les fines particules. De plus, l’inclinaison, les rotations ainsi que les mouvements doivent être précis.

  • Le dégorgement et le dosage

Le dégorgement revient à expulser de la bouteille le dépôt des levures mortes. Pour cela, il peut s’effectuer à la volée avec une clé à décapsuler ou à la glace avec une solution glacée. Dans ce dernier cas, le goulot de la bouteille est introduit dans une solution glacée, ce qui entraîne la formation d’un glaçon. Ce dernier contient le dépôt et est expulsé à l’ouverture de la bouteille sous pression.

Le dosage est l’ajout d’une liqueur de dosage en fonction de la nature de champagne à avoir. Il permet aussi de compenser l’absence de vin après l’expulsion du dépôt. Cette liqueur apporte également un certain équilibre entre le taux de dioxyde de carbone et de l’acidité du mousseux. Dans le cas où le sulfitage n’a pas été effectué plus tôt, il peut être réalisé en même temps que le dosage.

Le champagne est enfin obtenu. Il ne reste qu’à apposer un bouchon de liège sur la bouteille. Celui-ci a la forme d’un gros champignon et est maintenu sur la bouteille par un muselet de métal.

Comment lire l’étiquette de champagne ?

De la vigne au vin de champagne, il se passe bien des choses qui déterminent la qualité et le type du champagne obtenu. Si l’étiquette habille la bouteille, elle instruit aussi le consommateur sur la provenance du vin. La loi impose au professionnel la mention de certaines informations obligatoires. D’autres sont moins impératives.

Les mentions obligatoires 

Plusieurs mentions obligatoires doivent être portées sur l’étiquette. Il s’agit notamment de :

  • La mention Champagne

Écrite en caractère très apparent, cette mention est la première information qu’il faut à tout prix vérifier. Toutefois, elle ne sera pas suivie de la formule « Appellation d’Origine Contrôlée (AOC) » ou encore « Appellation d’Origine Protégée (AOP) ». La raison : le Champagne est la seule appellation non tenue d’en faire mention, au regard du monopole de son savoir-faire.

  • La marque ou la dénomination de la maison

La maison qui a mis le vin en bouteille lui donne son nom. Les grandes maisons et les vignerons indiquent leur nom en caractères apparents. Si vous remarquez une mention en petits caractères ou une mention qui se contente de quelques initiales, il y a de quoi penser à un producteur moins prestigieux.

  • La teneur en sucre ou dosage

Cela déterminera le type de vin. On distingue selon la teneur et le dosage, le vin brut, le vin demi-sec ou sec… Le plus courant est le vin brut, contenant au moins 12 g de sucre par litre. Mais, de nos jours, on en trouve avec une très faible teneur en sucre.

Les mentions non obligatoires 

Outre ces informations, on retrouve également :

  • Le titre alcoométrique volumique acquis : Exprimé en pourcentage, il varie entre 10 ° et 13 ° vol maximum.
  • Le volume nominal de la bouteille
  • Le nom et le prénom de l’élaborateur ou de la société : Cette mention est portée en toutes lettres ou en code. On la précède de l’expression « élaboré par » ou « élaborateur… ».
  • La commune d’élaboration ou le territoire de fabrication
  • Le pays d’origine « France »
  • L’identification du lot : On peut retrouver cette mention sur la bouteille elle-même.
  • Le numéro d’immatriculation professionnelle : Il renseigne sur la catégorie professionnelle de celui qui élabore et commercialise le vin. On en distingue sept que nous présenterons plus bas.

Les informations complémentaires autorisées

En dehors des principales informations présentées plus haut, plusieurs autres mentions peuvent être ajoutées de façon accessoire. On distingue :

  • Le nom du cépage
  • Indication d’un lieu-dit
  • Indication des caractéristiques sensorielles du vin (la vue, le nez, le goût…)
  • Année du millésime
  • Caractéristiques de la cuvée
  • La mention des allergènes qu’elle contiendrait
  • La mention relative au danger de la consommation pour une femme enceinte

Pour bien lire une étiquette de Champagne

  1. Le mot CHAMPAGNE est obligatoire pour montrer l’origine du produit qui est une AOC
  2. Le nom de la marque ou du producteur
  3. Le lieu d’élaboration du champagne
  4. Les compositions des cuvées
  5. “Produit de France”- confirmation supplémentaire sur l’origine du produit

Le dosage, (nombre de grammes de sucre par litre) doit aussi apparaître sur l’étiquette ou la contre-étiquette.

On peut voir sur l’étiquette ou sur la contre-étiquette, des initiales qui se réfèrent à la catégorie professionnelle de la maison (7 catégories).

Zoom sur les statuts professionnels des producteurs de champagne

Comme nous l’avons évoqué précédemment, il existe sept statuts professionnels qui sont attribués aux producteurs de champagnes. Il s’agit des catégories professionnelles telles que :

  • RM pour Récoltant Manipulant : Il n’y a pas mieux que cette mention pour vous rassurer. Cela veut dire que le champagne est élaboré par le vigneron à partir de ses propres vignes.
  • NM pour Négociant Manipulation : Personne physique ou société appelée « Maison de Champagne », le négociant achète des raisins pour compléter ses vendanges. Mais, il assure l’élaboration et commercialise lui-même le champagne.
  • CM pour Coopérative de Manipulation: Les vins qui proviennent des raisins de ses adhérents sont élaborés par cette coopérative. Elle peut également le rétrocéder au vigneron contre la promesse d’y voir apposer son nom.
  • RC pour Récoltant Coopérateur : Le travail de la vigne et la récolte du raisin sont assurés par ce type de vigneron. Toutefois, celui-ci n’élabore pas son vin. Une coopérative de manipulation se charge des raisins pour le compte du RC, le vinifie, le met en bouteille et le restitue au RC pour que celui-ci y appose son nom.
  • SR pour Société de Récoltants: C’est une réunion de vignerons, souvent partageant la même famille, qui s’assemblent pour vinifier et commercialiser leur production.
  • ND pour Négociant Distributeur: Il s’agit généralement d’un marchand de vin qui achète des vins en bouteilles qu’il revend en prenant le soin d’y apposer son propre étiquetage.
  • MA pour Marque Auxiliaire : Cette marque est créée par des sociétés qui souhaitent commercialiser du champagne en personnalisant leur étiquette pour satisfaire un public cible.

La bulle : l’élément clé d’un champagne

Dans le processus d’élaboration du champagne, de nombreuses nuances sont à observer. Celles-ci déterminent sa particularité. Dans une bouteille de champagne, on retrouve une quantité de CO2 qui se dégage après avoir sauté le bouchon. Ce gaz s’échappe à travers la surface du liquide ou sous forme de bulles. Ces bulles prédisposent en réalité les papilles du consommateur.

 L’aspect visuel

Un bon champagne se reconnait à l’aspect de sa bulle. À cet effet, les colonnes de bulles légères et fines sont très appréciées pour leur aspect esthétique et pétillant. C’est justement cette finesse qui constitue un critère d’appréciation d’un vin de champagne. Tant que ces bulles sont fines, elles seront tout autant nombreuses. En revanche, la même quantité de gaz carbonique déclenchera moins de bulles si celles-ci sont grosses ou si elles apparaissent sous forme aléatoire et peu polie.

Le goût dans la bouche

Chaque bulle formée agit en réalité sur les papilles gustatives. Elle réveille et active les capteurs pour mieux distinguer la saveur. Dès lors, plus les capteurs sensoriels sont sollicités et plus les informations gustatives en lien avec le goût du champagne seront reçues par le cerveau.

Comme vous l’aurez compris, la taille des bulles du champagne ne conditionne pas la qualité du champagne. Mais, la finesse de ces bulles aiguise les sensations du consommateur. C’est pour cela que les meilleurs dégustateurs ont souvent opté par de petites bulles lors des séances de dégustation.

La conservation du champagne : les détails importants

Le champagne et ses usages n’ont peut-être aucun secret pour vous, mais savez-vous pour autant comment le conserver ? En effet, si le vin rouge se bonifie avec le temps, ce n’est pas toujours le cas pour le champagne. Ce dernier n’est commercialisé que lorsqu’il est à maturité. Ainsi, voici quelques détails importants pour bien conserver le champagne.

Garder une température constante idéale

La température lors de la conservation n’est pas à prendre à la légère. Elle doit demeurer constante entre 12 ° et 14 °. Les différences de températures en hausse ou en baisse ne sont pas pour autant néfastes au champagne. En réalité, une température élevée permet d’accélérer l’évolution du champagne. Par contre, une température plus basse a tendance à le figer.

Ce qu’il faut surtout éviter, c’est les variations subites de température. Toutefois, il faut reconnaitre que les cépages jouent un rôle important dans le potentiel de conservation. Ainsi, les champagnes Blancs de Blancs sont mieux conservés que d’autres.

Privilégier un bouchon hermétique

Doit-on garder la bouteille ouverte ou fermée ? Il est recommandé en effet de privilégier le bouchon hermétique spécial champagne lorsque vous avez déjà ouvert la bouteille de champagne et que vous ne pouvez pas la consommer entièrement. Ceci pendant une durée de conservation de 48 h. Cela évite les fuites de bulles et permet de mieux le déguster.

Contrôler le pourcentage de l’humidité de l’air

Il faut également contrôler le pourcentage de l’humidité de l’air. L’idéal se situe autour de 80 %. Au-delà, il s’observe une apparition de moisissure. À la longue, cela peut affecter le vin si le bouchon est peut-être mal fermé ou s’il a été en contact avec ses moisissures. En dessous du pourcentage idéal, le bouchon s’assèche de plus en plus et des fuites peuvent s’échapper de la bouteille.

Privilégier la position à l’horizontale

Vous ne le savez peut-être pas, mais pour mieux conserver les bouteilles de champagne, peu importe le flacon, il faut veiller à ce que le bouchon reste inhibé. C’est la raison pour laquelle les bouteilles doivent être stockées à l’horizontale.

Éviter les odeurs fortes et la conservation dans l’emballage

Il importe aussi d’éloigner les flacons de vin des sources d’odeurs fortes. Celles-ci peuvent affecter le bouchon qui finira par les transmettre à la bouteille. Par ailleurs, sortir les bouteilles de leur emballage carton permet de les préserver de la moisissure. Dès qu’il est ouvert, l’idéal est de le consommer entièrement dans les 48 h.