Pourquoi et comment acheter du vin en ligne ?

Les vins ont un grand succès et se vendent même très bien.

Que l’on soit un grand collectionneur ou un simple amateur de vin, il est toujours recommandé de choisir les meilleurs crus pour profiter d’un vin de qualité.

Pour vous simplifier la vie,

il existe des sites spécialisés qui proposent plusieurs variétés de vin de haute qualité.

Acheter du vin n’a jamais été aussi facile et rapide.

Quel est l’intérêt d’acheter du vin en ligne ?

Comment et où s’en procurer ?

Toutes les réponses dans la suite de cet article.

De quoi parle-t-on ?

Apparu il y a plus de 8 000 ans vers le Proche-Orient, le vin a traversé des civilisations et témoigne des échanges culturels ainsi que des progrès sociaux. Il est produit avec le fruit de la Vitis Vinifera qui a une fermentation naturelle. Son histoire commence réellement au Néolithique quand des solutions furent trouvées pour limiter la fermentation du raisin.

De nos jours, on peut acheter du vin non seulement dans un magasin spécialisé, mais aussi via internet. Sur certains sites spécialisés, vous pouvez trouver facilement les vins qui répondent à vos critères. En plus, l’achat en ligne offre de nombreux avantages.

Pourquoi acheter du vin en ligne ?

En premier lieu, l’achat en ligne permet d’abolir les frontières terrestres et de payer du vin provenant de l’extrémité du monde sans se déplacer. Cela permet de gagner du temps et de profiter des vins de qualité à des prix nettement plus alléchants.

Internet étant la plus grande cave au monde, il donne accès à une plus large gamme de vins que dans les supermarchés. Aussi, sur les sites de vente en ligne et les forums, vous avez accès à toutes les informations nécessaires sur les vins que vous recherchez, y compris leurs compositions. En outre, optez pour l’achat en ligne vous permet d’être au parfum des divers évènements relatifs au vin comme les dégustations par exemple.

Comment acheter du vin en ligne ?

L’achat du vin en ligne est assez facile, car la plupart des vignobles possèdent des boutiques de vente sur internet. On retrouve ainsi plusieurs sites qui proposent des formulaires de commande qui permettent aux clients de trouver rapidement le vin qui répond à leurs exigences.

À cet effet, le site academieduvin.info propose une large sélection de bouteilles de vin pour toutes les bourses. Que vous soyez à la recherche d’un bon vin de Bordeaux ou de Bourgogne, d’Alsace, des Côtes du Rhône vous serez comblé. En plus, vous avez accès à un service de conseils personnalisés pour vous aider à mieux vous orienter dans le choix du vin idéal. Réalisez votre commande en quelques clics et obtenez des vins de qualité.

Se procurer du vin : pour quoi faire ?

L’acquisition du vin offre un bon nombre d’avantages. Vous pouvez le déguster autour d’un repas en passant d’agréables moments avec des amis et la famille. Il peut également faire office de sujet de discussion. Les résultats de l’enquête du dernier baromètre ont montré que pour 86 % des Français, le vin fait passer de bons moments et il rend la journée plus agréable pour 69 %.

Pour certains, le vin est un symbole de tradition et pour d’autres c’est un excellent déstressant. Pour d’autres encore, c’est un héritage dont il faut prendre soin et développer. Autant de raison qui prouve la place importante qu’occupe le vin dans notre vie quotidienne.

Tableau des millésimes des vins français de 2003 à 2018

Le vin est l’une des plus vieilles boissons au monde.

Aujourd’hui, il fait partie des breuvages les plus chers et les plus prestigieux. Il est au rendez-vous de tous les grands évènements pour le plaisir des convives.

Mais qui en est l’inventeur ?

Que peut-on dire de son historique ?

Quels sont les différents vins qui existent dans le monde et en France ?

Découvrez ici les réponses à ces questions et choisissez les meilleurs vins.

Histoire du vin depuis l’antiquité à nos jours

 

 Le vin dans l’antiquité

Qui aurait pu le croire ? Nos ancêtres du néolithique consommaient déjà des raisins. Même si les premières traces de raisins sauvages remontent à la préhistoire, ce n’est que dans l’antiquité que la consommation du vin va prendre un grand tournant.

De l’antiquité à nos jours, la place du vin a nettement évolué dans la société.

  Au début du 1er siècle avant notre ère, les Gaulois consommaient beaucoup de vin. Le vin était alors produit exclusivement en Italie. Il faut attendre la conquête de la Gaule pour que la situation soit inversée. Les fouilles de ces dernières années apportent la preuve qu’avec l’avènement de l’empire romain, les fermes vinicoles étaient florissantes.

Les équipements de vinification n’étaient pas vraiment très adaptés. Disposant d’un pouvoir d’achat nettement supérieur à celui des Gaulois, les romains étaient devenus de très grands consommateurs de vin.

Le vin était alors un complément du pain à la maison. Dans les banquets, le vin était partagé sans modération entre les convives allongés sur des lits. On servait alors diverses qualités en fonction du rang social. Le millésime exquis de vieux Falerne était servi aux distingués invités installés près du maitre de maison. Les autres se contentaient de vin médiocre décrié pour son âpreté.

Dans les tavernes, les hommes libres, esclaves, affranchis ou prostituées se mêlaient. Avec un petit tarif, on s’offrait un verre de vin. Le vin ordinaire coûtait un as, le supérieur deux as et le Falerne coûtait bien plus cher, quatre as environ. L’ivrognerie était alors très fréquente. Elle s’accompagnait trop souvent de bagarre et parfois même d’émeutes.

L’administration veillait à ce que les denrées soient toujours disponibles à un prix accessible à tous. Le vin n’était pas exclu. C’est ainsi que dans un traité d’agriculture, un certain Caton a prévu 206 litres de vin par an à tout esclave enchaîné.

Dans l’Égypte antique, la date exacte de l’apparition du vin fait encore polémique. Il était consommé avec un arome de miel et considéré comme un produit supérieur à la bière. De ce fait, il n’était présent qu’à la table des personnalités influentes du monde pharaonique. On en disposait aussi dans le trousseau funéraire des riches afin qu’ils n’en manquent pas dans la vie de l’au-delà.

Bien qu’étant apparu dans un contexte de bière, le vin s’est très vite imposé en Égypte. La culture de la vigne y a débuté environ 3000 ans avant J-C. Le vin était alors appelé « kȝmw n Jrp ». Contrairement à la bière qui ne coûtait presque rien, le vin était très cher. Cela explique pourquoi il était considéré comme étant réservé aux puissants.

Il est devenu populaire à la 18ème dynastie. Les égyptiens réalisaient alors du vin rouge et du vin blanc. La méthode de préparation est presqu’identique à celle du Moyen-Âge européen. Pour s’assurer de la qualité du vin servi au Pharaon, la fonction du goûteur de vin a été créée.

Les éléments de réponses tangibles nous sont apportés par la momie du Pharaon Toutankhamon. Ce pharaon de la XVIIIème dynastie a régné neuf ans sur le nouvel empire. Dans son tombeau découvert dans la vallée des Rois, on a retrouvé des vases et amphores qui apportent plus de précisions sur ce vin égyptien d’il y a plus de 3000 ans. Les vignobles étaient appelés des vergers à vin et étaient situées dans le Fayoum ou dans le delta du Nil. Le Pharaon disposait de sa propre vigne. Le vin qui en sortait, servait pour les cultes, les rites funéraires et aussi à la table royale.

L’histoire nous rapporte que chaque terroir avait une appellation particulière. La plus célèbre était la vigne de Djoser qui était surnommée ‘’Loué sois-tu Horus qui est au seuil des cieux’’. Cela explique sans doute pourquoi elle était appelée à cette époque le breuvage d’Horus.

Grâce aux analyses des amphores et des jarres du tombeau de Toutankhamon, on sait que le roi buvait du vin rouge. Cela a été confirmé par la présence de malvidine-3-glucoside et autres tests effectués par la chromatographie en phase liquide et la spectrographie de masse. Les crus Égyptiens connus sont : le Taniotique, un blanc doux, plutôt onctueux, le vin de Kan-Komet cher à Ramsès III, et le Maréotique, un vin blanc doux et léger très apprécié par Cléopâtre.

Le vin serait aussi employé dans la médecine de l’Égypte antique. Il était alors, selon les tests effectués, associé à d’autres plantes aromatiques comme : le séné, la coriandre, la mélisse, la menthe ou la sauge. Malheureusement, les tests effectués n’étaient pas assez précis pour déterminer leur nature exacte. Mais les papyrus égyptiens révèlent que le vin était déjà employé pour soigner plusieurs maladies.

Le vin au Moyen-Âge

Au Moyen-Âge, le geste à éviter était : boire de l’eau. Elle n’était pas potable et était vecteur de plusieurs maladies. Cela a fait du Moyen-Âge l’âge d’or du vin. Il a remplacé l’eau. Tout le monde en buvait, les hommes, les femmes et les enfants. La production du vin était donc considérablement élevée. Il faisait partie du quotidien des gens. Il était sollicité même en cuisine.

Puisque tout le monde n’avait pas les moyens d’en cultiver ou d’avoir une cave personnelle, la taverne servait tout le monde. Il intervenait aussi en médecine. Il était un désinfectant, soignait les blessés de guerre et intervenait lors des opérations chirurgicales. Les membres douloureux étaient plongés dans un bain de vins. Mêmes certains remèdes étaient élaborés à base de vin. On estime la consommation à trois litres par jour et par personne.

Au Moyen-Âge, le vin ne se conservait pas au-delà d’une année. Il était faible en alcool. Cela présente l’avantage qu’il était la boisson du quotidien en raison de la mauvaise qualité de l’eau. Le vin de cette époque était principalement blanc. Ce n’est qu’au XIIème siècle qu’apparait le vin rouge. Le vin était parfois couplé à l’eau. On allait parfois jusqu’à y rajouter des plantes ou des fruits pour augmenter la concentration en sucre.

Les croisés ont rapporté des épices du Moyen Orient qu’on ajoutait également au vin. Il peut s’agir du romarin, de l’hypocras, de l’anis ou de la sauge. On buvait donc du vin de romarin, d’hypocras, du vin d’anis ou du vin de sauge. Ces épices permettaient en fait de diminuer l’acidité du vin.

Parce que le vin était précieux à cette époque, les vignerons ne disposaient pas du pouvoir de la vendange (récolte du raisin). Les dates de la vendange étaient fixées par le seigneur qui vérifiait la maturité du fruit. A la fin de la messe, il criait « ban des vendanges » pour prévenir du début des vendanges. Après la récolte, les fruits étaient pressés avec les pieds. Après la vendange, la vigne était taillée à l’aide d’une serpette (qui sera remplacée au XIXème siècle par le sécateur). Les souches sont récupérées pour servir de bois de chauffage.

Le vin était servi dans un gobelet ou une bouteille pour les classes aisées. Lors d’un banquet royal, tous les convives se partagent le même gobelet sauf le roi. Le gobelet était en terre cuite ou en céramique. À table, les courtisans du roi se partagent aussi le couteau et le tranchoir. Le vin n’était pas en réalité posé sur la table. Il était plutôt posé sur une desserte, qui était toute proche de la table.

Le service était assuré par les nobles. Le bouteiller est le responsable des vignobles du roi. Le roi avait également à son service le sommelier. Celui-ci choisissait la qualité du vin qui sera servi à table. Le roi disposait également d’un échanson. Ce dernier avait pour charge de servir à boire au roi. Il s’occupait du mélange du vin avec l’eau. Il goutait avant de servir le vin au roi. C’est pour s’assurer que le vin n’était pas empoisonné.

En l’absence d’échanson, le vin était versé dans une corne de narval. S’il est sain, le vin restait froid. Dans le cas d’empoisonnement, il était supposé se mettre à bouillir.

Le vin à l’époque moderne

Le vin a toujours été présent dans les religions du monde à cause de sa couleur qui est celle du sang. Dans le catholicisme, il représente le sang du Christ. L’époque moderne sera la scène d’une bataille entre catholiques et protestants quant à l’usage du vin. La transsubstantiation est réelle pour les catholiques. Ce phénomène veut dire que le vin se transforme en sang du Christ durant la messe.

Les protestants, n’étant pas de cet avis, affirmaient que le vin reste du vin et qu’il n’était employé qu’à titre symbolique. Même si le Concile de Trente réaffirma ce dogme, l’usage du vin demeure indispensable au cours de l’office religieux dans les deux camps. Le vin de l’Église provenait de la dîme qu’elle prélevait sur tout le monde. Ainsi, le vin ne manquait jamais pour la messe.

Il y avait toujours à l’époque moderne une raison de faire la fête. Une cérémonie religieuse, politique, une réjouissance populaire, privée ou corporative, constituait une raison suffisante pour que le vin coule à flot. Et toutes les classes sociales buvaient. Lors d’une célébration religieuse, le vin de l’eucharistie était porté en triomphe par le prêtre.

Lors d’une fête en l’honneur du roi, des fontaines de vins étaient disposées dans les places de la ville afin que les pauvres et autres désireux obtiennent du vin gratuitement. Cela était un moyen solide de renforcer les liens entre le peuple et le pouvoir royal. Les nobles et les riches organisaient parfois des fêtes ouvertes au public pour montrer l’étendue de leur richesse.

La meilleure occasion de se divertir était une réjouissance populaire. À l’époque moderne, Mardi gras est une des plus importantes. On assistait à cette occasion à plusieurs excès. Grâce aux déguisements, tout le monde, sans distinction de rang social, pouvait profiter à volonté de la nourriture et surtout du vin. A la fête de la Saint-Caprais encore appelée la fête du vin nouveau, le roi monté sur son âne, allait goûter le vin de l’année.

Tout comme au Moyen-Âge, l’eau de l’époque moderne était très polluée. Elle provoquait beaucoup d’épidémies digestives. Les puits étaient comblés par les ordures et les charognes qu’on y jetait. Les cours d’eau étaient quant à eux pollués par les égouts, les teintureries etc. Dans cette situation, le vin était l’alternative à l’eau sale. Néanmoins, certains, très pauvres, continuaient de boire l’eau des puits et rivières.

Le vin était aussi considéré comme un médicament par les médecins. Le vin rouge couplé à l’eau était donné aux convalescents. Il serait capable de fluidifier le sang. Le vin blanc en revanche était employé en pharmacie pour les remèdes et injections. C’est à cette époque que la question de la qualité du vin était étudiée en médecine.

À partir de la deuxième moitié du XVIème siècle, les médecins distinguent les avantages liés à l’utilisation de chaque robe de vin. Le vin blanc, est conseillé aux hommes de lettres parce qu’il est peu nourrissant et porte beaucoup d’eau. Le vin rouge est recommandé aux travailleurs. Et le rosé a un usage universel. Pour plusieurs raisons tout le monde buvait du vin. On donnait même une goutte au nouveau-né pour le fortifier et le protéger contre les maladies infectieuses.

L’époque moderne est aussi celle de l’exigence de qualité. La royauté s’implique alors directement dans la production du vin. Le roi Henri IV mit en place un système d’appel d’offre pour s’approvisionner en vin. Il exigea cela de tous les membres de la famille royale et dignitaires de la cour. La grande société exige du vin exquis, caractérisé par un goût, un parfum et des arômes qu’un homme distingué saurait apprécier.

Sous le règne de Louis XIV, certains grands crus disparaissent. Pendant ce temps, les Champagnes de la montagne de Reims commencent à conquérir une large clientèle. Mais tôt, on remarqua qu’il valait mieux les contenir dans des bouteilles, parce que ces ‘’vins gris’’ perdaient de leur valeur quand ils étaient en futaille. C’est à la fin du siècle que les britanniques se sont épris de ce vin. Progressivement la mode gagna l’aristocratie française et à partir de l’an 1725, le Champagne, tel que nous le connaissons aujourd’hui, était né.

En 1731, Louis XV interdit les nouvelles plantations et encouragea les véritables grands crus. C’est ainsi que Bourgogne, Bordeaux, Champagne se lancèrent dans une compétition culturelle et économique à la table des aristocrates. Ces repas étaient pour ces derniers l’occasion de prouver qu’ils avaient un goût très raffiné. Ainsi, le vin était devenu une boisson qui correspondait aux gens civilisés.

La perception de sa qualité était alors un véritable critère de distinction entre les royaumes. Désormais, il servait à apporter une touche particulière à la saveur des plats.

Pendant ce temps, le bas peuple se contentait de la piquette. C’était un vin peu fort mais dilué avec de l’eau. Les paysans le conservaient pour leur consommation personnelle et dans le but de le revendre plus tard. Compte tenu de la composition, le peuple qui ne disposait pas d’un pouvoir d’achat élevé pouvait en consommer beaucoup sans ingérer une grande quantité d’alcool. Dès lors, le vin servit donc à marquer les limites entre les classes sociales.

Pendant ce temps, l’église aussi se démarqua par le vin religieux. Le clergé poussa donc les religieux à produire leur propre vin. On note aussi qu’à partir de cette période, le vin Cahors était importé par l’église orthodoxe russe pour servir d’offrande eucharistique.

On comprend aisément pourquoi la consommation de vin ne cessait de croitre au point de constituer un sujet d’inquiétude majeure pour le pouvoir central et l’église. Toutes les classes sociales et tous les âges en consommaient. Désormais la morale voulait que chacun sache se comporter en public. Car, on assistait de plus en plus à des excès qui traduisaient des comportements de gens saoul.

Le pouvoir entreprit donc de limiter la durée des banquets à partir de 1531. Les fêtes du dimanche étaient soumises à un règlement fixant le nombre d’invités à vingt. Mais puisque les réjouissances constituaient les rares moments de joie dans une existence difficile, tout cela n’avait vraiment pas résisté au temps.

Aussi, ces moments procuraient à la population, un sentiment d’appartenance à la communauté. C’était devenu un facteur de cohésion sociale. Mais plus tard, le Roi François 1er décida de condamner l’ébriété en public en recourant à un arrêté. De son côté, l’Église tente de limiter l’accès aux tavernes et fait interdiction de célébrer certaines fêtes.

L’objectif était de limiter les occasions de consommation de vin. Cela ne sembla pas freiner les hommes qui passaient leur dimanche loin des églises et dans des ambiances festives.

Le vin à l’époque contemporaine

À l’époque contemporaine, au XIXe siècle, la France détient près de la moitié du vignoble mondial. Elle s’affirme comme le pays du vin. Face à la demande, l’initiative de cultiver le vin a pris des proportions élevées. La viticulture a sans doute progressé encore pour atteindre le record de 2,3 millions d’hectares dans la décennie 1870. La consommation et l’exportation des grands vins se poursuivent.

Le vin se boit aux barrières de Paris mais aussi dans la capitale et cela, malgré son prix élevé. En 1789, Paris compte 4300 débits de boisson (1/175 habitants). Des bistrots sont donc ouverts pour contenter les besoins de la population.

En 1853, on assiste à un néologisme : le mot « alcoolisme ». Il a fait sa grande entrée dans le dictionnaire français. Il sert à dénoncer la dépendance au vin. La Loi Roussel de 1873 interdit donc l’ivresse en public. Mais l’académie de médecine après un long débat s’est rendue à cette observation selon laquelle, le vin n’est pas de l’alcool.

Louis Pasteur s’en était même mêlé au débat. C’est ainsi qu’il a mis en valeur les propriétés sanitaires du breuvage. Dans les écoles, il était enseigné qu’un homme d’activité moyenne avait besoin d’un litre de vin par jour.

Un classement des grands crus, élaboré en 1855, favorise l’accroissement mondial des vins de Bordeaux. Grace à ses qualités, la Bourgogne réalise la même année les mêmes performances dans son classement. Le vin demeure présent dans toutes les couches sociales. Les femmes et les enfants boivent de la piquette. Les ouvriers partagent le vin de travail. Et l’élu boit à la santé de ses mandants. Drôle de raison de boire n’est-ce pas ?

Mais, cet accroissement de la production va connaitre un coup de frein. La raison, c’est le climat défavorable des deux guerres mondiales. Ce climat va ralentir la production et la consommation du vin. La fin de la deuxième guerre mondiale permettra à la viticulture de remonter rapidement la pente. Mais très vite également, gouvernants, décideurs et pouvoirs religieux vont mettre en place des instruments, pour dissuader les uns et sévir les autres dans cette consommation effrénée du vin.

L’ivresse au volant n’est interdite qu’en 1959. Le taux d’alcoolémie maximal autorisé pour les conducteurs est fixé à 1,2 gramme d’alcool dans le sang, en 1970. Le discours préventif est maintenant très actif.

Aujourd’hui, la consommation de vin est tombée à 42 litres par an et par habitant. Seuls 16 % des Français boivent au moins un verre par jour. Néanmoins la viticulture française garde une place non négligeable et demeure un pilier de l’économie française.

La France est en réalité le premier exportateur mondial de vin en valeur et le deuxième producteur, tout juste derrière l’Italie. Elle résiste bien à la concurrence mondiale grâce à sa tradition des régions spécialisées dans la production du vin.

Le vin dans les cultures

Considéré par les humains comme étant un don des dieux, le vin a très tôt été lié à l’art et la culture. Dans les arts plastiques, descriptifs et dans le domaine de la musique, le vin a laissé sa trace d’un rouge vif. Plusieurs chansons ont d’ailleurs été composées pour magnifier les vertus du vin. Sûr de ses attraits et de son facteur de cohésion social, l’homme a fait entrer le vin dans la religion et dans d’autres compartiments de la vie.

Le plaisir des hommes

Dès la domestication de la vigne, les hommes ont usés de leur génie pour mettre au point des procédés pour aboutir à la fabrication du vin. Au fils des âges, leurs techniques se sont améliorées et la qualité du vin est devenue nettement plus raffinée.

Ce faisant, l’humain a ainsi introduit le vin dans les évènements importants de sa vie. Les différentes célébrations sont marquées par le vin depuis l’antiquité. Que cela soit pour une campagne victorieuse, un mariage, une naissance ou l’intronisation d’un roi, la joie se manifestait, montait au fur et à mesure que le vin descendait dans la cuve.

On eût dit que le baromètre de l’extase était la quantité de vin bue. Les excès immoraux et les frivolités qu’il a engendrés, ont donné naissance à des règlementations quant à sa consommation. Ainsi, entre l’antiquité et le Moyen-Âge, il est devenu l’apanage d’un groupe de privilégié.

La boisson favorite des religieux

La religion a toujours été intimement liée au vin. Les services dans les temples et les nécropoles se font avec de grandes quantités de vins. Les repas et sacrifices s’accompagnaient de libation de vin en l’honneur de la divinité. Soit il était versé sur le sol pour pénétrer les entrailles de la terre, soit brûlé au feu de l’autel pour accélérer sa montée vers les lieux célestes.

Symbole de prestige

Les rois et les Seigneurs se distinguaient par le vin. Ils incitaient leurs services à boire de leur vivant au cours des fêtes pompeuses. Ils emportaient aussi avec eux, le précieux liquide dans leur tombe comme en témoignent les découvertes des nombreuses fouilles archéologiques. Le vin semblait indiquer une certaine part d’immortalité. Ainsi dans la mythologie, les festins des dieux étaient marqués par le vin dont la paternité était attribuée à Dionysos.

Il a toujours représenté le symbole du pouvoir dans de nombreuses cultures.

La typologie des vins

Les caractéristiques d’un vin sont typiquement identiques à celles de la vigne. Les grands crus, connus à travers le monde, sont caractérisés par deux facteurs : le terroir et le cépage.

Le terroir

Un terroir viticole est un groupe de parcelles agricoles. Un terroir possède généralement les mêmes caractéristiques que la localité. C’est en fait la topographie et le microclimat dont une petite variation peut altérer la qualité. Le choix du millésime est lié au terroir. Les parcelles formant le terroir où l’on cultive du vin doivent donc se situer dans la même région et correspondre au même type de sol et conditions climatiques.

Les vignes d’un terroir sont soumises aux mêmes techniques viticoles.

Le cépage

Le cépage est un plant de vigne caractérisé par la forme de ses feuilles et grappes. Il ne se multiplie que par voie végétative soit la bouture, le marcottage ou la greffe. Un plant de vigne peut produire deux raisins différents. Pour une bonne qualité de vin, il faut veiller à cultiver chaque cépage avec le type de sol adapté. Les cépages de Bordeaux ne donneront pas un meilleur résultat en Bourgogne par exemple.

Les différents types de vin

Selon le mode de vinification, un vin présente des caractéristiques particulières. Il peut donc être désigné selon la robe, le taux de sucre résiduel ou encore l’effervescence.

La couleur du vin

La robe représente la couleur du vin.  Elle peut être rouge, blanche, rosée ou orange. La couleur du vin dépend du procédé de vinification ou de fabrication

–            Le vin rouge : il est obtenu lorsque la fermentation du jus de raisin est faite au contact de la peau. Généralement le vin rouge est obtenu à partir du raisin noir. Selon l’élevage et l’environnement, on peut obtenir plusieurs nuances de rouge.

–            Le vin blanc : est obtenu à partir du raisin blanc. Après le pressurage, on retire les marcs avant de procéder à la fermentation.

–            Le vin rosé : quant à lui, allie l’usage du raisin noir et du procédé de fabrication du vin blanc. Toutefois, il peut être le résultat d’un mélange de vins blancs et rouges. Le vin rosé ne subit pas d’élevage.

–            Le vin orange : est obtenu avec des cépages blancs. Mais le procédé de traitement est le même que celui du vin rouge sauf que le raisin n’est pas laissé au contact de la peau.

Concentration en gaz dissout

Selon la teneur en dioxyde de carbone, le vin acquiert une certaine effervescence. Il peut donc être un :

–            Vin tranquille : lorsqu’il est sans effervescence et sans bulle. Son taux de dioxyde de carbone est inférieur à un gramme par litre à 20°C

–            Vin effervescent : quand il contient des bulles qui se forment à l’ouverture à une température de 20°. C’est le cas des vins mousseux, crémants et les champagnes.

La texture du vin

Le taux de sucre résiduel contenu dans le vin est un critère de classification du vin. Le vin peut donc être un:

–            Vin muté : Encore appelé vin doux naturel, il subit le même procédé de vinification que le vin tranquille. La particularité est qu’au moment où les sucres se transforment en alcool, le viticulteur stoppe le processus de vinification. De cette façon, le sucre est conservé naturellement. Ensuite il y ajoute de l’alcool à 90°.

–            Vin demi-sec : Son goût de sucre est léger. Il est marqué par une bonne fraicheur. Il est blanc, effervescent ou tranquille.

–            Moelleux : Ici le sucre est plus présent. Il est un peu plus gras que le demi-sec. Il est un vin blanc avec une robe jaune plus soutenue ou dorée.

–            Liquoreux : il possède le plus fort taux de sucre. Il a une couleur ambrée.

Le vieillissement

L’un des critères les plus connus dans la distinction des vins demeure le temps passé à la cave. En effet, certains vins peuvent devenir meilleurs en passant des années à la cave. Ce paramètre permet de distinguer :

–            Le vin nouveau : encore appelé vin de l’année. Après la récolte et dès que s’opère la fermentation, il est mis en vente. Généralement cela survient deux mois après la récolte.

–            Et le vin de garde : il est celui qui peut vieillir en cave sans se détériorer. Dans ce cas, il se bonifie à la faveur du temps et grâce à des phénomènes chimiques complexes. Le temps de bonification peut varier d’un vin à un autre. Il y a des vins de moyenne garde (5-10ans), de longues garde (10 – 20ans) et de très longues garde (au-delà de 20 ans).

Ils ne sont du vin que par leur nom

Selon la définition légale en vigueur en Europe, le vin est le produit obtenu exclusivement, par la fermentation alcoolique, totale ou partielle, de raisins frais, foulés ou non, ou de moûts de raisins. Aussi son taux alcoolique ne peut être inférieur à 8,5% en volume. De ce fait, plusieurs boissons sur le marché ne sont vins que de noms, principalement parce qu’elles ne sont pas obtenues à partir de moûts de raisins. Il s’agit entre autre du :

–            ShaoHsing (vin jaune chinois) est obtenu par la fermentation de riz.

–            Vin de palme obtenu par la fermentation de la sève du palmier

–            vin d’ananas

–            vin de maïs

–            vin de groseilles obtenu par la fermentation contrôlée du jus de groseille, d’eau et de sucre

–            vin cuit suisse qui est une préparation visqueuse à base de jus de poire ou de pomme.

–            Etc.

Le temps fait-il le bon vin ?

Le temps bonifie le vin, a-t-on coutume de dire. Mais à la vérité, cela est relatif. En effet, il existe les vins qui se bonifient en vieillissant et les vins plus aptes à vieillir. Ces deux catégories ne sont pas à confondre. Un vin qui n’est pas bon jeune ne deviendra jamais meilleur avec l’âge.

N’achetez plus jamais un mauvais vin assorti de la promesse qu’il deviendra bon avec le temps. Dès sa mise sur le marché, le bon vin doit être agréable à boire.

Pendant que certains vins, bons à boire dès l’achat, révèlent tout le potentiel de leur terroir avec le temps, certains vins se gâtent littéralement avec l’âge. Compte tenu de leur arôme de fruits, ils doivent être bus jeunes. Avec le temps, ils perdent de leur couleur et risquent de se fermenter à nouveau. D’autres encore offrent la possibilité d’être bus jeunes ou vieux.

Comme toute matière vivante, le vin est doté d’une espérance de vie. Le temps qui passe n’améliore que les arômes. C’est ainsi qu’un vin rouge perdra progressivement ses notes de fruits rouges pour développer des arômes de forêts ou de champignons.

Le vin blanc quant à lui, perdra peu à peu son acidité au profit d’arôme de fruit confit ou de fruit à l’armagnac. Mais conservé à l’extrême, le premier perd son goût de raisin rendant ainsi impossible la différenciation entre un Bordeaux et un Bourgogne. Le second perdra son acidité, ce qui est catastrophique pour un vin blanc.

En plus, de la structure du vin jusqu’à sa mise en bouteille, plusieurs paramètres favorisent la bonification du vin avec le temps. Le premier paramètre est le type de sol ou l’âge de la vigne. Le second est la météo. En effet, le soleil favorise la maturité des grains et conséquemment la conservation du vin. Mais si la vendange est faite par un temps de pluie, le vin ne se conservera pas longtemps.

Les grands Vins de la France

La France est le pays du Vin. Les grandes cuvées en sont une preuve. Plusieurs régions se distinguent par la qualité de leur vin.

Bordeaux

Le vignoble de Bordeaux comprend les vignes du département de la Gironde, dans le Sud-Ouest de la France. Certains vins qui y sont produits sont parmi les plus réputés et les plus chers du monde.

La diversité des terroirs, des cépages, des pratiques culturales et de vinification expliquent les nombreuses appellations issues de ce vignoble. La proportion de vin rouge y est de 80% et celle du vin blanc 20%. Néanmoins, on y rencontre des vins mousseux, clairets et des rosés.

Bourgogne

Le Bourgogne est l’un des plus vieux vignobles de la France. Les vins de la Bourgogne sont issus de deux cépages : le chardonnay pour les vins blancs et le pinot noir pour les rouges. On y trouve aussi le sauvignon cultivé dans la région de Saint-Bris-Le-Vineux, le césar dans l’Irancy, le gamay qui donne le bourgogne-passe-tout-grain, et l’aligoté qui est un cépage blanc qui produit le bourgogne-aligoté.

Côte du Rhône

Le Côtes-du-rhône est un vin d’appellation d’origine contrôlée, produit sur les rives droite et gauche du Rhône entre Vienne et Avignon. Il est le deuxième vignoble de France pour son volume de production de vins. Il est l’un des plus anciens vignobles de France.

Ces vins rouges sont issus des cépages Syrah et ceux blancs sont issus de Viognier ou Roussanne ou encore de Marsanne. Parmi les crus réputés, on retrouve des appellations comme : Côte-Rôtie, Condrieu, Château-Grillet, Saint-Joseph, Cornas, Saint-Péray, Crozes-Hermitage, Hermitage, Côtes-du-Rhône Villages, Vinsobres, Rasteau, Gigondas, Beaumes-de-Venise, muscat de Beaumes-de-Venise, etc.

Alsace

Le vignoble d’Alsace est une région viticole française. Les débuts viticoles en Alsace sont encore difficiles à dater. Les vins produits sont essentiellement des blancs (Alsace et Alsace grands crus), des mousseux (crémant d’Alsace), ainsi que quelques rosés et rouges (appellation Alsace). On y produit également une eau-de-vie appelée marc d’Alsace. Les vins d’Alsace sont connus pour leur puissance en termes d’alcool, d’arôme et de sucre.

La vente du vin est aujourd’hui une grande industrie qui prend une part active dans l’économie mondiale. Des boutiques de vins aux sites en ligne de vente de vin en passant par les grossistes ou semi-grossistes, les ventes de vin sont en hausse constante à travers le monde. On assiste même à la vente de vin en vrac, dans le but de contenter ceux qui ont un pouvoir d’achat limité.